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Travaux de défrichement : ne pas aller plus vite que la musique…

Archive publiée le 23 mai 2024 — les règles et montants évoqués peuvent avoir évolué

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Une société réalise des travaux de défrichement en dérogeant aux obligations environnementales. Une dérogation contestée par une association qui demande au juge d’intervenir en urgence… Une urgence toute relative, réplique la société, 90 % des travaux ayant déjà été réalisés…

Travaux et espèces protégées : le point sur la notion d’urgence…

Dans le cadre de la restructuration de son terrain, une société obtient de la préfecture une dérogation aux obligations environnementales et plus particulièrement à celles de risque de destruction d’espèces protégées. 

Une dérogation contestée par une association de défense de l’environnement en urgence…

« Trop tard ! », réplique la société : 90 % des travaux de défrichement ont été réalisés. Par conséquent, eu égard à l’état d’avancement des travaux, le caractère d’urgence de la demande de l’association n’existe plus.

« À temps ! », estime au contraire le juge, pour qui l’impact des travaux restant à effectuer sur les espèces protégées peut encore conduire à regarder la condition d’urgence comme remplie.

Sources :
Arrêt du Conseil d’État du 8 avril 2024, n° 469526

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Source : Weblex ↗
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